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Les entreprises le constatent fréquemment : les candidats sont de joyeux menteurs. De la simple omission aux ajouts en passant par le travestissement de diplômes et d’expérience, nombreux sont ceux qui ajoutent un peu de piment à leur parcours. Certes, le CV est comparable à un prospectus publicitaire : c’est vous que vous vendez. Autant montrer son meilleur profil.

Attention aux nuances : entre la formulation avantageuse et l’escroquerie manifeste, il y a tout un monde. Et le recruteur risque de vous en tenir rigueur. De plus, certains diplômes sont obligatoires pour exercer certains métiers. Prétendre qu’on est médecin, infirmier ou expert-comptable quand on ne détient pas le précieux document relève de l’escroquerie manifeste. Et cela coûte cher devant un tribunal.

Mensonge ou omission ?

Toutes les rubriques d’un CV peuvent se prêter au mensonge : les diplômes, la maîtrise des langues étrangères, la durée des expériences professionnelles, l’état civil. Certains se rajeunissent, transforment un Deug en maîtrise, un stage de deux mois en CDD d’un an, quelques notions d’anglais en bilinguisme, etc. D’autres révisent leur CV à la baisse pour décrocher un job à un niveau inférieur (eh oui, cela arrive !), faute de parvenir à se faire embaucher à leur juste valeur. En évitant par exemple de mentionner leur DEA quand ils visent un poste à bac +2.

Mais le danger est double : d’abord, vous risquez de vous trahir lors de l’entretien, surtout si vous avez quelque chose à cacher. Si vous tenez un discours trop théorique, on vous soupçonnera d’avoir arrangé la réalité. Plus le poste comporte de responsabilités, plus les recruteurs vont être enclins à vérifier. Ce ne sont pas les moyens qui font défaut : tests de personnalité ou de raisonnement, mise en situation professionnelle, contrôle des références, etc. Les coups de fil aux écoles ou aux anciens employeurs sont plus nombreux qu’on le croit.

Il arrive aussi qu’on exige de vous une copie de vos diplômes et des certificats d’employeurs. Du côté des cabinets de recrutement, la mode est à la vérification systématique. Et comme ils travaillent parfois en réseau, vous risquez de vous retrouver sur une liste noire en cas de travestissement abusif.
Second risque : ne pas être à la hauteur une fois en poste. Ceux qui gonflent leur CV doivent être certains de faire l’affaire, tandis que ceux qui le minorent peuvent souffrir d’être sous-employés.